Depuis la confirmation par la DGFiP des fuites de données au sein de notre administration, les réactions publiques sont très nombreuses.
L’ampleur de la cyberattaque de la DGFiP a obligé la tenue d’une cellule interministérielle de crise présidée par le Premier ministre ce 17 août. À la sortie de celle-ci, notre colère demeure intacte !
Fin juin, un pirate informatique s'est introduit dans le système d'information de la DGFiP et a volé un volume important de données personnelles de contribuables. Pourtant, il aura fallu attendre la revendication du cybercriminel le 12 août et la révélation dans la presse, pour que la DGFiP informe officiellement de cette fuite de données. Par un communiqué le 13 août, Bercy a confirmé un accès illégitime intervenu, selon ses termes, « après une usurpation d'identité », ayant permis « la consultation et l'extraction de données ».
Une question se pose : sans cette révélation publique, quand et comment les usagers et les personnels auraient-ils été informés du vol de leurs données personnelles ?
Après un rapport qui a fait grand bruit sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques données aux plus grandes entreprises sans contreparties, sans contrôle et sans réelles justifications, le Sénat vient de rendre public un rapport de la commission d’enquête suite à la « découverte » de ces millionnaires imposés à l’Impôt sur la fortune Immobilière (IFI) qui ne payaient pas ou très peu d’impôt sur le revenu.