SOLIDAIRES FINANCES PUBLIQUES

Le dernier conseil de promo des inspecteurs de la promo 2025-2026 s'est tenu le 2 juillet. Solidaires Finances publiques a alerté la direction sur la situation de Noisiel (non-validations de la formation, abandons) et les disparités de traitement : entre les blocs pour les validations de la formation théorique, mais aussi en ce qui concerne les remboursements de frais et le stage pratique.

Liminaire

Madame la Présidente,

Allons à l’essentiel et ne faisons pas l’autruche : il y a une vraie souffrance à Noisiel. Cette souffrance a été entendue jusqu’à l’Assemblée nationale pourquoi ne l’est-elle pas au sein de la direction de l’école ? Pourtant les chiffres devraient vous inquiéter : 15 personnes n’ont pas validé leur formation à Noisiel contre 6 à Clermont-Ferrand. Cela dénote clairement d’un mal être et de conditions de travail qui ne permettent pas de s’épanouir et de bien assimiler les savoirs. Nous avons aussi décompté une dizaine d’abandons en cours de formation à Noisiel. Nous aimerions avoir les chiffres exacts de la direction.

Ce n’est pas la première fois que vous nous alertons sur la situation préoccupante de Noisiel. Lors du conseil de promo précédent, nous en parlions et nous vous signalions qu’il n’était pas normal de voir des stagiaires (et des formateurs) pleurer dans les couloirs ! Que comptez-vous faire pour améliorer la situation à Noisiel et faire en sorte que vos agents soient traités décemment ?

Vous nous avez transmis les résultats définitifs de la formation théorique et cela nous pose question. En effet, comme vous, Solidaires Finances Publiques a remarqué une forte disparité des résultats par blocs ! Comment expliquez-vous ce taux d’échec dans l’UC en GPE (58 %) et en SPL (55 %) ? Par comparaison, en GF pro seuls 22 % n’ont pas validé cet UC ! Les cours fournis sont censés être suffisants pour valider les UCs, est-ce un problème de difficulté de l’épreuve ou le problème se trouve-t-il au niveau de l’enseignement ?

Abordons maintenant le sujet des estivales : leur annulation pour des raisons climatiques et non leur report nous indique que finalement ces estivales ne sont peut-être pas essentielles… Nous, solidaires finances publiques, nous demandons comme chaque année la suppression des estivales les pour les années suivantes ! Nous le répétons depuis des années : il n’est pas pertinent de faire venir les stagiaires des 4 coins de la France pour 1 jour et demi pour faire un RETEX à Clermont-Ferrand et assister à des conférences qui pourraient être des webinaires à Noisiel !

Concernant les frais engagés par les stagiaires : nous demandons qu’ils soient pris en charge par l’ENFiP ! Il est anormal qu’un déplacement professionnel reste à la charge des stagiaires alors que ce n’est pas le cas quand un titulaire se déplace pour aller faire une formation. La maigre indemnité de stage sert déjà à compenser des doubles résidences pendant la formation en école pour la plupart de nos collègues !

Parlons maintenant du stage pratique probatoire ! Nous déplorons le manque de suivi par l’école des stagiaires. Beaucoup n’ont eu qu’un seul contact par mail avec leur formateur référent, en plus d’un mois et demi de stage, c’est trop peu !

Par ailleurs, il est prévu qu’un entretien de mi-parcours ait lieu en juin. Ce n’est pas le cas : très peu de collègues en ont eu un. Cet entretien ne doit pas être réservé aux seuls stagiaires en difficulté ! Pourriez-vous rappeler le cadre de ces entretiens de mi-parcours aux directions locales ? Il y a une confusion entre l’entretien et le rapport ! Par ailleurs, avez-vous connaissance du nombre de rapport intermédiaire ayant été rédigés et nous voulons savoir combien de stagiaires sont concernés.

Toujours sur la gestion du stage : nous avons été alertés sur les différences de traitements selon les directions locales par nos collègues. Cela a été particulièrement visible lors de la canicule : des stagiaires ont pu bénéficier d’aménagement de postes (et heureusement !), alors que d’autres pas du tout ! La journée continue, ou le télétravail sont des aménagements de bon sens, mais de nombreux stagiaires se retrouvait à devoir assurer seuls des journées complètes dans des bureaux non climatisés. Leurs collègues titulaires ont pu bénéficier d’aménagements mais les stagiaires non et ce à cause de leur statut et du flou car personne ne sait qui les gère. L’ENFiP dit clairement que ce sont les directions et les directions renvoient la balle à l’ENFiP. Résultat aucun positionnement et des stagiaires qui se déshydratent dans les bureaux ! Il s’agit d’une mise en danger des agents ! L’ENFiP doit se saisir de ces sujets et proposer un cadre clair et de bon sens ! Pouvoir bénéficier de journées plus courtes et de télétravail sont des pistes sur lesquelles vous devriez vous pencher avant qu’un drame n’arrive !

Toujours sur le sujet des traitements différenciés, les autorisations d’absences, en particulier pour des rendez-vous médicaux sont octroyées à la tête du client et au bon vouloir du chef de service. Certains collègues, alors même qu’ils ont des ALD (affectation longue durée), se voient refuser ces autorisations d’absence pour voir leur spécialiste. Nous vivons tous dans le même monde : quand un spécialiste nous donne un rendez-vous, nous n’avons pas d’autre choix que de prendre le créneau proposé ! Il en va de notre santé et parfois même de notre survie !! Nous voulons que l’ENFiP ait la main pour octroyer les autorisations d’absence afin de permettre une égalité de traitement entre les stagiaires. Encore mieux : donnez aux stagiaires des jours de congés flottants pour permettre une adaptation à la vraie vie ! A minima soutenez les stagiaires qui viennent vous demander de l’aide sur ces questions RH !

Enfin, avez-vous des informations concernant les collègues placés à la disposition du directeur qui, suite au mouvement local, vont devoir changer d’affectation ? Certains collègues ont finalement été affectés sur des postes qui ne correspondent pas à leur bloc de scolarité. Solidaires Finances Publiques demande que les formations sur Odissee soient accessibles à tous les stagiaires pour qu’ils puissent continuer à se former !

De plus il est inacceptable que 13 % des stagiaires soient affectés en dehors de leur pré-positionnement et nous dénonçons les 6 % de stagiaires qui n’ont pas de tuteur.

Nous espérons que pour les prochaines promotions, les choses changeront et Solidaires Finances publiques compte sur vous !